La tour Perret d’Amiens, un gratte-ciel sans usage, une hypothèque de la grande hauteur en France
Autor: | Léo NOYER DUPLAIX, Hugo Massire |
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Přispěvatelé: | Centre André Chastel : Laboratoire de recherche en histoire de l'art (CAC), Université Paris-Sorbonne (UP4)-Ministère de la Culture et de la Communication (MCC)-Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Interactions, transferts, ruptures artistiques et culturels - EA 6301 (InTRu), Université de Tours, Noyer Duplaix, Léo, Université de Tours (UT) |
Jazyk: | francouzština |
Rok vydání: | 2020 |
Předmět: |
[SHS.ARCHI]Humanities and Social Sciences/Architecture
space management Gratte-ciel Grande hauteur Histoire de l'architecture - XXe siècle Amiens Picardie [SHS.ART] Humanities and Social Sciences/Art and art history France Reconstruction [SHS.ARCHI] Humanities and Social Sciences/Architecture space management [SHS.ART]Humanities and Social Sciences/Art and art history Seconde reconstruction ComputingMilieux_MISCELLANEOUS |
Zdroj: | Bulletin Docomomo France, numéro spécial Bulletin Docomomo France, numéro spécial, Éditions Hermann, 2020 HAL Bulletin Docomomo France, numéro spécial, Éditions Hermann, 2020, Les immeubles de grande hauteur en France, un héritage moderne 1945-1975, pp.47-63 |
ISSN: | 2554-5574 |
Popis: | International audience; Cet article interroge, grâce une analyse de documents d’archives inédits, l’histoire conflictuelle de la tour Perret, depuis son inscription dans les premières moutures du plan de reconstruction d’Amiens en 1942 jusqu’à son inauguration, dix-huit ans plus tard. Imaginée comme un élément totémique dominant d’une composition urbaine autour de la gare reconstruite, la tour dut faire face, au lancement de son chantier, aux principes de réalité questionnant sa fonction finale en même temps que la rationalité de son coût. L’absence stupéfiante de réponse à ces enjeux de fond n’empêcha pas l’engagement des travaux, finalement stoppés faute de destinataire, dans un contexte de dérapage des coûts en dépit de la vigilance des services départementaux du ministère de la Reconstruction. La réception de l’œuvre encore inachevée de Perret présenta d’intéressantes dissemblances selon qu’elle fût observée à Amiens ou depuis Paris, sur les bancs de l’Assemblée nationale ou dans les bureaux de la Cour des comptes. Finalement rachetée en 1959 par l’architecte François Spoerry – qui se mua pour l’occasion en promoteur – la tour, qui n’était encore qu’une carcasse de béton, fut aménagée en logements et en bureaux. Ainsi se referma une polémique où l’élan de la construction en France vers la grande hauteur se trouva lié au sort du gratte-ciel amiénois et de son impossible usage. |
Databáze: | OpenAIRE |
Externí odkaz: |